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  • EMC - Charlotte Selve

Les appartements cages à Hong Kong

Auteur : Gwladys Meuret


Hong Kong, malgré son image riche et moderne, compte parmi les villes qui présentent le plus d’inégalités au monde. Avec près de 7,5 millions d’habitants et plus aucun espace constructible, le marché immobilier hongkongais est devenu l’un des plus cher au monde, avec un prix au mètre carré qui s’élève à près de 25 000 € en moyenne. Les loyers explosant, les habitants n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers des logements précaires tels que les squats, les cabines-cercueils et les appartements cages. Le mal logement est devenu l’une des principales problématiques de la ville chinoise et touche 200 000 personnes.

Les appartements cages sont apparus dans les années 50 à Hong-Kong et étaient occupés par des réfugiés chinois lors de la guerre civile. Ils se sont ensuite développés avec l’augmentation de la population et un manque de logement auquel le gouvernement n’avait pas répondu. Le loyer pour un appartement cage s’élève à plus de 150 euros par mois. Pour ce montant, le locataire dispose d’un lit délimité par un grillage, où il peut à peine tenir assis ou couché et où il doit entasser toutes ses affaires, souvent au détriment d’affaires chaudes, notamment dû au manque de place. L’intimité n’y est pas envisageable : les toilettes, cuisine et salle de bain sont partagées avec les autres locataires et il n’y a aucun espace privé. Ces logements deviennent rapidement insalubres et s’agissant de vieux immeubles, ils sont également très peu sécurisés. Aucune règlementation précise ne limite la mise en place de ce type de logements : les propriétaires peuvent en aménager autant qu’il leur en faut pour maximiser leurs profits, ce qui menace la structure de l’immeuble, qui n’est pas forcément adapter pour accueillir autant de poids humain et matériel, pouvant ainsi causer des effondrements. Ces immeubles ne présentent généralement pas de dispositif de protection anti-feu tels que des alarmes incendie ou des issues de secours. En cas d’incendie, la possibilité de sortir du bâtiment est quasiment inexistante. Les habitants de ces logements précaires rencontrent une autre difficulté, le manque de climatisation. En effet, la température à l’intérieur des logements peut atteindre parfois plus de 35 degrés, empêchant de respirer et forçant les habitants à se réfugier dans des centres commerciaux la journée pour avoir de l’air.

Cette situation est très problématique pour les hongkongais les plus modestes qui vivent un réel enfermement physique, social mais également psychologique. Dans ces immeubles, les résidents ne se parlent que très peu et ne se connaissent pas vraiment. Vivre dans ces espaces confinés provoque chez eux une perte de contact avec la réalité. Hong-Kong se développe de plus en plus et le prix des loyers ne cessent d’accroitre, contribuant ainsi à creuser le fossé déjà existant entre les plus pauvres et le reste de la population et à développer ce mode de logement qui y semble « banal ». Appartements cages




Cabines cercueils


Sources :

• https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/hong-kong/hong-kong-l-enfer-des-appartements-cages_3586657.html

• https://www.nationalgeographic.fr/photographie/hong-kong-200-000-personnes-vivent-dans-des-maisons-cages

• https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/03/maisons-cages-a-louer-a-hongkong_1214720_3216.html


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12 rue Belgrand, Levallois-Perret

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